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Rencontre avec les membres fondateurs

Par : Ludmilla Terres, le 08 Avril 2015 à 12:18

Nous retrouvons le sol européen. C’est le moment de revenir sur ces trois mois écoulés en Amérique du sud. Ce voyage fut riche d’expériencesaux multiples dimensions : culturelleshumaines et environnementales (découverte d’initiatives de protection de la nature).

 

Rencontre avec les membres fondateurs de Conserv-Action, Barbara (à ma droite) et Julien (à ma gauche) pour tirer un premier bilan de ma mission.

 

Nos yeux ont été comblés pas de magnifiques paysages.

La nature sud-américaine nous a offert d’innombrables merveilles : forêts tropicales, désert de sel d’Uyuni, montagnes de la cordillère des Andes, cascades d’Iguazu…. Malheureusement, ces décors sont entachés par la vision des forêts abattues, des champs de monoculture et des nombreuses décharges sauvages.

 

Nos mains en ont serré tant d’autres nouvelles.

Ce périple fut l’occasion de découvrir des peuples différents, leur histoire et leurs cultures. Nos expériences de woofing (volontariat au sein de fermes biologiques) furent l’occasion de partager le quotidien des populations locales. Lors d’un travail coopératif et convivial à leurs côtés, nous avons échangé et fait connaissance. Parfois considérés comme de simples touristes, parfois accueillis et intégrés au sein de groupes locaux, notre « statut » a évolué au fil des rencontres.

 

Nos papilles ont dégusté de nouvelles saveurs et se sont confrontées à des problèmes éthiques.

Je souhaiterais m’attarder, quelques instants, sur les habitudes alimentaires. Dans la plupart des pays et des régions visités, la viande est reine. Osez demander un plat « sin carne, por favor » ― « sans viande s’il vous plaît » ― et vous obtiendrez souvent en réponse de grands yeux. Certains restaurants proposent des « sandwichs végétariens » contenant du poulet ou des pâtes carbonara en guise d’option végétarienne. « Allez ! Quelques lardons, ça ne va pas vous tuer… » Plus sérieusement, nous oublions trop souvent l’impact de notre alimentation sur l’environnement. N’oublions pas que pour satisfaire les envies en viande et en produits laitiers des consommateurs ― locaux et (surtout) étrangers ― de nombreuses forêts sont décimées. L’objectif étant d’augmenter les pâturages et les cultures fourragères pour le bétail 1, au détriment de cultures vivrières.

L’information a une place importante à jouer sur cette thématique. Il s’agit de tendre vers une diminution de la consommation de produits d’origine animale, pour une alimentation éthique et de qualité.

 

Nos oreilles grandes ouvertes à l’écoute d’acteurs de la conservation 

Daniel Steidle ― Brésil, Inti Wara Yassi ― Bolivie, Crees ― Pérou, Alpamanta ― Argentine

Ils agissent pour préserver la biodiversité de leur région ou de leur pays, mais également pour informer, aider et éduquer les populations locales. De mon côté, je me suis prêtée à l’exercice ― pas toujours aisé ― de la plume pour la rédaction de ce blog et d’interviews. Encore plus aujourd’hui, je considère la communication scientifique, la sensibilisation et l’éducation environnementale comme essentielles. C’est pourquoi je souhaite mettre ces thématiques au cœur de mon futur académique et professionnel.

Ce projet était soutenu par l’association Conserv-Action que je remercie grandement pour la diffusion et le relai des informations liées à cette mission.

 

L’Amérique Latine offre de nombreuses opportunités de volontariat afin de venir en aide aux populations, à la nature et à la biodiversité… N’hésitez pas à vous engager !

1 http://www.fao.org/agriculture/lead/themes0/deforestation/fr/ et http://fr.mongabay.com/rainforests/0812.htm

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