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Chicchan et le royaume des serpents

Par : Julien Chapuis, le 30 Juin 2013 à 05:21

12 espèces de serpents, 14 espèces de lézards, 10 espèces d’amphibiens, 4 espèces de tortues et 1 espèce de crocodile, ce n’est pas là le slogan de lancement d’un nouveau parc zoologique mais bien l’inventaire de nos 15 jours de suivi de l’herpétofaune pour le Project Chicchan. Pas mal non ?

Le Project Chicchan : qu’est-ce que c’est ?

Genèse

A l’origine de tout projet il y a un homme, la formule est aisée je vous l’accorde, mais remplie de sens quand il s’agit de vous présenter le Project Chicchan et son créateur, Rowland Griffin.

Nom : Rowland Griffin

Nationalité : Anglaise

Profession : Herpétologiste

Depuis l’âge de 8 ans Rowland cultive une passion quelque peu obsessionnelle pour les reptiles et les amphibiens, en particulier pour les serpents. Sa fascination comme son intérêt pour ces animaux n’auront de cesse de grandir au fil des années. La passion se mue rapidement en vocation, la vocation évolue en profession et le jeune homme devenu adulte se fait petit à petit un nom dans le milieu de l’herpétologie. Avec Rowland, on se situe bien loin de l’image poussiéreuse et surfaite de l’herpétologiste rat de laboratoire occupant son temps à étudier reptiles et amphibiens dans des bocaux remplis de formol. Sa marque de fabrique, c’est le travail de terrain. Depuis 2006, il parcourt l’Inde, le Pérou ou encore le Costa Rica dans le but d’inventorier et étudier l’herpétofaune tropicale. Ses sujets de prédilection sont aussi variés que ses missions cheap replica watches: dynamique des populations, écologie comportementale, écologie spatio-temporelle ou encore venimologie des serpents. En 2012, poussé par son attachement à l’Amérique latine, il décide de partir à la découverte du Guatemala et de son herpétofaune. Lors de son séjour, il visite notamment la Estación Biologica de las Guacamayas (parque nacional Laguna del Tigre, Peten). Conquis par les conditions de travail et les infrastructures sur place, bluffé par la diversité et la richesse biologique de la forêt environnante, Rowland rêve de mettre sur pied une mission herpétologique dans cette zone en partie inexplorée par l’homme. Le Project Chicchan est alors né !

Voici le panorama visible depuis la station Las Guacamayas, au centre le rio San Pedro, à droite la forêt tropicale et à gauche une zone humide.

Vocation

Le Project Chicchan vise à réaliser un état des lieux de l’herpétofaune présente dans des régions tropicales où peu, voire aucune étude n’a été réalisée à ce jour. Considérant la recherche comme un vecteur de formation et de sensibilisation, Rowland base son travail sur l’implication de volontaires et de collaborateurs, c’est là que nous intervenons.

Pour moi, le plus important est de promouvoir l’herpétologie non seulement au niveau scientifique mais également auprès du public. J’aime à penser que le Project Chicchan pourra engendrer une nouvelle génération d’herpétologistes et contribuer ainsi à la conservation de l’herpétofaune tropicale ” R. Griffin

Objectifs

Mission préliminaire : 17 mai au 17 juin 2013 cheap replica rolex watches

L’approche développée par Rowland est des plus originales. En impliquant activement des volontaires et d’autres scientifiques dans son travail de recherche, il s’assure de récolter d’avantage de données et de réaliser un inventaire plus détaillé de l’herpétofaune de la région. En contrepartie, il offre des connaissances et des compétences techniques de premier ordre en matière de suivi, détermination, manipulation et biométrie des reptiles et des amphibiens.

Etude sur le long-terme de l’herpétofaune du Peten : 2014-2015

Les résultats issus de cette étude préliminaire représentent une mine d’information pour Rowland et constituent une base de travail incomparable pour ses futures études sur les serpents et leur financement. Ils lui confirment également que cette région du Peten sera à n’en pas douter le site d’étude idéal pour les années à venir. ‟ L’idée derrière ce projet est de venir 2 à 3 fois dans l’année sur des périodes d’un mois et de réaliser des relevés dans plusieurs zones d’intérêt. Ce suivi à différents moments de l’année et dans différents habitats me permettra d’en savoir plus sur l’écologie spatio-temporelle des serpents de cette région. Excitant non ? ” Tout à fait Rowland !

Pour la petite histoire

Dans le Tzolkin (calendrier maya) on trouve 20 symboles différents associés aux chiffres allant de 1 à 13, l’un d’eux n’est autre que le ‟ Chicchan ” (prononcé chik-chan) ou dieu serpent.

Le symbole sur la gauche de l’image porte le nom de Hunab-ku, il représente le centre de la galaxie et symbolise le lien unissant chaque être vivant, la source de toute vie.

Faits, chiffres et espèces marquantes

Pour éviter de vous perdre, chers lecteurs, dans les méandres d’un article sans fin et parce que nous comptons écrire un dossier complet sur notre expérience pendant le Project Chicchan, nous avons choisi de vous présenter quelques faits, chiffres et espèces remarquables de cette mission herpétologique hors du commun.

12 espèces de serpents, 45 individus !

Voilà le bilan des 15 jours du Project Chicchan auxquels Conserv-Action a participé. Bon ou mauvais bilan ? Difficile d’en juger quand on n’est pas un spécialiste de l’herpétofaune tropicale. Laissons donc Rowland nous en dire un peu plus : ‟ Ces chiffres sont totalement fous, que ce soit sur le plan quantitatif (nombre d’individus) ou qualitatif (nombre d’espèces). A titre d’exemple, lors d’une mission à laquelle j’ai participée au Costa Rica nous n’avons rencontré que 3 serpents en l’espace de 2 semaines. Voilà ce qui se rapproche de la norme en herpétologie. Personnellement je n’ai jamais entendu parler d’une pareille richesse ailleurs dans le monde. ” James Hennessy, directeur du Reptile Village Conservation Zoo en Irlande et collaborateur de longue date de Rowland ne peut qu’acquiescer ‟ J’ai participé à de nombreuses expéditions herpétologiques en milieu tropical, que ce soit en Inde ou au Venezuela et c’est du jamais vu pour ma part. Je repense notamment à la nuit du 9 juin, c’était juste insensé ! ” Cette nuit-là l’expression ‟ venir à soi ” prenait tout sens. En l’espace de 10 minutes, je découvrais coup sur coup un serpent mangeur d’escargot, Sibon nebulata puis un serpent arboricole du nom d’Imantodes cenchoa à quelques mètres de là.

Qui de mieux placé qu’un français pour découvrir cette espèce de serpent mangeuse d'escargots ! 

Fin comme une brindille, Imantodes cenchoa est parfaitement adapté à la vie arboricole même s'il lui arrive de descendre au sol comme sur cette photo.

Plus haut sur le sentier, Leigh, un autre membre du projet, localise un puis deux Barbas amarillas (Bothrops asper) à l’affût dans la litière. Un détail mais pas des moindres, cette espèce est la plus dangereuse d’Amérique Centrale, vous voilà maintenant rassurés.

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Bothrops asper le serpent le plus redouté d'Amérique Centrale !

A peine le temps de placer les deux serpents dans des sacs pour les étudier le lendemain que Rowland aperçoit au loin un serpent en mouvement. Il se précipite en direction du reptile, James lui emboîte le pas. Ils prennent toutes leurs précautions pour attraper le serpent dont le comportement nerveux et le pattern alternant entre le rouge et le noir font inévitablement penser au fameux serpent corail (NB. Après étude de plusieurs clefs de détermination Rowland arrivera à la conclusion qu’il ne s’agit pas d’un serpent corail mais de Tropidodipsas fasciatus, une espèce non-venimeuse).

Deux jours auront été nécessaires pour identifier ce serpent. Il s'agit de Tropidodipsas sartorii et non d'un serpent corail (Microrus sp.).

Cerise sur le gâteau de cette nuit riche en serpents, un autre Bothrops asper est échantillonné. Pour la petite histoire, Barbara marcha sur la queue du reptile le plus dangereux de la région avant qu’il soit repéré à quelques centimètres de la chaussure de notre chère présidente de Conserv-Action. J’ai manqué de peu une promotion au sein de l’association… De retour à la station, il est temps de faire les comptes. En 4 heures de surveillance, ce sont 10 serpents qui ont ainsi été observés. Les chiffres parlent d’eux même, les mots ne suffisent pas.

 Leptodeira septentrionalis : entre absence et profusion

Derrière ce nom un peu barbare se cache l’espèce de serpent la plus fréquemment rencontrée lors de notre mission  avec un total ahurissant de 17 individus. Aussi à l’aise au sol que dans les branches, ce reptile se nourrit principalement de grenouilles, nous avons d’ailleurs pu le vérifier lors de plusieurs captures où les Leptodeira digéraient tranquillement quelques amphibiens. Animal aux mœurs nocturnes, il se cache dans la litière ou sous des souches durant le jour pour sortir la nuit à la recherche de proies. La nuit s’est justement le moment que nous privilégions pour dénicher reptiles et amphibiens. Bien nous en a pris quand on considère le nombre d’individus échantillonnés lors de nos différentes sorties. Pourtant ce n’est pas toujours ainsi comme nous le raconte Rowland, ‟ Quand je suis venu ici en février, je n’ai trouvé aucun Leptodeira septentrionalis. Avec vous, en l’espace de 2 semaines, suivant le même protocole et le long des mêmes transects, j’en capture 17. Cette différence est saisissante ! Maintenant j’aimerais comprendre les mécanismes de ce décalage. Est-ce que ces serpents passent d’un habitat à un autre en fonction des ressources alimentaires disponibles ? Est-ce que leur présence à cette saison coïncide avec l’apparition massive de grenouilles arboricoles, crapauds et autres amphibiens au cours de la période de ponte ? Ce travail préliminaire me conduit d’ores et déjà sur de multiples pistes de recherches. Je pourrais étudier l’herpétofaune de cette région toute ma vie, je n’en aurais toujours pas fini ! ”

Sa tête plus large que le reste de son corps, ses yeux larges et aux pupilles verticales, son pattern alternant entre l’orange et le marron en font un serpent facilement identifiable.

Bothrops asper : beauté fatale

Sur la deuxième marche du podium, avec 15 individus répertoriés, Bothrops asper, le serpent dont la morsure fait frémir toute l’Amérique Centrale. Voilà qui est de bon augure, surtout quand l’on sait que cette espèce de vipéridé abonde aux alentours des zones anthropisées. Nous en faisons rapidement l’expérience. Mardi 4 juin, première sortie nocturne du Project Chicchan et nous tombons nez-à-nez avec un individu adulte de près d’1m30 sur le sentier surplombant la station. Le lendemain matin, 5h, le cri d’un des ouvriers de Las Guacayamas retentit près de nos chambres : ‟Serpiente! Serpiente! Barba! Barba amarilla ! ”. Il n’en fallait pas moins pour alerter Rowland.

Bothrops asper est nommé de différentes façons en fonction du lieu considéré en Amérique Centrale. Barba amarilla est le nom commun utilisé au Guatemala en référence à la couleur jaune de ses écailles labiales (autour de la gueule).

Il ne lui aura fallu que quelques secondes pour sauter en-dehors de son lit, se précipiter à l’extérieur, attraper son crochet et sa pince à serpent et se retrouver à quelques pas de la chambre d’un des travailleurs où un imposant spécimen profite des premiers rayons du soleil pour se réchauffer. ‟ Quelle merveille de la nature, quel redoutable prédateur ! ” A en croire la réaction de Rowland, il n’y a pas de doute, il s’agit bien de Bothrops asper. Nombre d’herpétologistes considèrent cette espèce de vipéridé comme la vipère ultime. Un corps puissant pouvant excédé les 2m, un camouflage parfait lui permettant de tendre des embuscades à ses proies, une vitesse de frappe sans pareil due à la position de sa tête en suspension constante au-dessus du sol, des crochets ultra-perfectionnés délivrant un venin létal en quelques minutes, telles sont les caractéristiques d’un des serpents les plus incroyables au monde.

Son camouflage est si perfectionné que l’on peut passer à quelques centimètres d’un individu sans l’apercevoir, n’est-ce pas Barbara ? Cette capacité à ne pas être vu est à la base de sa stratégie de prédation : l’affût.

C’est une chance unique qui nous a été offerte de pouvoir côtoyer d’aussi ce serpent si dangereux (je vois d’ici le visage de ma mère à la lecture de ces quelques lignes) en toute SECURITE. Car oui, c’est bien là le plus important. Aussi fascinant soit-il Bothrops asper doit être considéré avec la plus extrême vigilance, le maître mot : maintenir ses distances, pour se préserver et le respecter.

NB. Communément appelé fer-de-lance en référence à la sensation procurée par sa morsure, Bothrops asper n’est qu’une des trois espèces composant le genre Bothrops. Problème, ces trois serpents sont désignés sous le terme de fer-de-lance. Alors pourquoi cet amalgame et pourquoi ce mot français est-il mondialement utilisé ? C’est l’une de ces trois espèces qui apporte un élément de réponse : Bothrops lanceolatus. Cette espèce de vipère est effectivement trouvée sur l’île de la Martinique, la dénomination de fer-de-lance s’est ensuite répandue de par le monde pour des espèces similaires mais bien différentes. Nous préférons donc le nommer par son nom latin, Bothrops asper ou par son nom commun au Guatemala, Barba amarilla.  

Corytophanes hernandezii et fasciatus : au temps des dinosaures

Impossible de rédiger cet article sans vous écrire quelques lignes au sujet de ces lézards pas comme les autres. Corytophanes hernandezii et  Corytophanes cristatus sont deux espèces de la famille des Corytophanidae ou lézards casqués. Comme leurs proches cousins les basiliques, ils sont munis de pattes postérieures extrêmement puissantes et spécialisées qui leur permettent d’atteindre des vitesses ahurissantes, au point de pouvoir littéralement marcher sur l’eau !

Corytophanes hernandezii : sa queue extrêmement longue et fine lui sert à s'équilibrer lors de ses déplacements à grande vitesse. Ses pattes postérieures se terminent par de longs doigts apportant équilibre et appui lors des courses.

Courir, voilà donc la stratégie développée par les Corytophanes pour échapper à leurs prédateurs durant la journée. La nuit, changement de méthode, ils choisissent une branche d’un diamètre similaire à la largeur de leur corps, s’y accroche fermement à l’aide de leurs pattes avant et laissent pendre leurs pattes postérieures dans le vide. En restant ainsi immobiles, ils deviennent indétectables pour les prédateurs ou les herpétologistes en vadrouille. C’est là toute la difficulté, ces animaux se fondent parfaitement dans le décor dessiné par la forêt. Mission impossible le jour, capturer un Corytophanes de nuit n’est pas plus évident. Durant ces 15 jours, seuls les yeux experts de Rowland parviendront à dénicher ces lézards casqués qui lui tiennent tant à cœur.

Voici la position caractéristique adoptée par Corytophanes cristatus pour passer la nuit. Le détecter en pleine forêt et en pleine nuit n'est donc pas une mince affaire ...

‟ Trouver un Corytophanes, c’était l’un de mes souhaits au début du projet, mais je ne me faisais pas trop d’illusions, ils sont tellement difficiles à détecter. Au bout du compte, nous en trouvons deux. C’est l’une des découvertes phares de l’expédition, ces lézards sont vraiment incroyables. Avec leur énorme crête, leur tête massive et leur longue queue ils semblent tout droit sortis de l’époque des dinosaures. Sensationnel ! ” Le plus sensationnel avec ces captures c’est leur localisation. Intimement liés aux zones humides, les Corytophanes ont pourtant été trouvés en pleine forêt à plusieurs kilomètres de la rivière et sur un terrain élevé. Le mystère reste entier …

En présentant sa face latérale à un potentiel prédateur Corytophanes cristatus utilise alors sa crête dorsale pour paraître plus massif. 

En bref

Clelia scytalina, cette espèce de serpent n’avait jamais été observée dans cette région du Guatemala avant le Project Chicchan. Une grande première et un résultat très  précieux pour Rowland.

Voici le premier spécimen de Clelia scytalina observé dans la région du Peten, quelle découverte !

Une des découvertes importantes du Project Chicchan : Tretanorhinus nigroleteus a de faux airs de jeune anaconda vert (famille des Boidae) en plus d’être semi-aquatique. Pourtant, il appartient bel et bien à la famille des Colubridae. Pour l’’anecdote, Rowland nous raconta qu’en 11 ans, un ami herpétologiste au Costa Rica n’a observé que 2 spécimens de cette espèce… c’est dire à quel point il est rare de pouvoir l’observer.
Sous ses airs d'anaconda ce serpent appartient pourtant bien à l'espèce Tretanorhinus nigroleteus.

Treize juin, nous partons dans les marécages dessiner le tracé d’un futur sentier de surveillance. Après 30 min de marche et de taille à la machette dans ce milieu hostile et impraticable, nous nous égarons. Nous prendrons plus de 4h à localiser notre embarcation. J’ai notamment dû escalader un arbre pour trouver la rivière. J’ai pris soin de documenter les différentes étapes de notre mésaventure en vidéo. A retrouver dans notre documentaire …Jusque-là tout va bien, nous nous frayons un chemin parmi les herbes hautes. Quelques minutes plus tard, nous ne parviendrons plus à déceler nos traces ...

Agalychnis callidryas : A deux reprises nous avons rencontré la célèbre rainette aux yeux rouges, l’animal le plus photographié au monde !

Tel un alien dans la nuit, Agalychnis callidryas.

Des tiques sur la carapace d’une tortue ?! Première observation de ce genre pour nos deux herpétologistes, Rowland et James. Excellent moyen de locomotion dans la forêt tropicale ce tortuebus.

Certaines de leurs congénères ont préféré notre peau plutôt que la carapace de cette tortue.

Petite parenthèse dans ce monde à sang froid avec la rencontre d’un mâle singe hurleur du Guatemala, Alouatta pigra, qui nous a offert un spectacle exceptionnel.

Intrigué par notre présence ce mâle Alouatta pigra  n'a cessé d'alterner postures, mimiques faciales, regards et vocalisations.

Et Conserv-Action dans tout ça ?

Découvrir le travail de Rowland Griffin, en apprendre plus sur le parc national Laguna del Tigre et son incroyable potentiel biologique, se familiariser avec les infrastructures sur place, rencontrer l’équipe de la station biologique … ces 15 jours se révèlent extrêmement porteurs pour le futur de l’association. Les premières pierres de collaborations ont été posées avec le Project Chiccchan, le Reptile Village Conservation Zoo et la Estación Biólogica Las Guacamayas. Cet effort commun vise à conserver et promouvoir le parc national Laguna del Tigre et son extraordinaire biodiversité. De nombreuses pistes de travail ont été évoquées et devraient voir le jour :

  • création d’un documentaire et d’une exposition photographique sur le Project Chicchan.
  • formations au sein de la station en photographie et cinéma animalier
  • encadrement d’expéditions scientifiques multidisciplinaires
  • sensibilisation des populations locales et éducation des jeunes dans les écoles du Peten

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