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De la mer Caraïbe à l'océan Pacifique

Par : Barbara Rthor, le 14 Octobre 2013 à 19:12

Le Panama, ultime étape de l'Expédition Biodiversité 2013 ! Six mois se sont écoulés avec au compteur, huit pays traversés, dix-sept projets de conservation, vingt-huit parcs naturels visités, sept ascensions de volcans et quelques milliers de kilomètres dans les jambes. Retour sur ces derniers jours. 

 

Bocas del Toro

Nous nous sommes d'abord rendus dans l'archipel de Bocas del Toro au Nord du pays, côte caraïbe, là où abonde la vie marine. Nous avions prévu de rencontrer l'association de conservation des dauphins et baleines de Bocas, malheureusement, nous nous sommes heurtés à des soucis d'organisation de leur part et la rencontre n'a pas pu avoir lieu. Nous avons alors profité de notre temps là-bas pour découvrir la vie d'un village de pêcheurs sur l'île de Bastimentos, île qui héberge un somptueux parc naturel qui s'étend jusqu'à plusieurs milles au large. Nous avons parcouru l'île, ses plages et sa dense forêt à la recherche de la faune qui l'habite. Nous n'avons pas été déçus. Lors de l'une de nos randonnées, à quelques pas de la plage Red Frog, nous sommes tombés nez-à-nez avec un, deux, trois puis quatre Dendrobates pumilio.

Session photo avec de spendides Dendrobates pumilio, ici deux femelles, île Bastimentos

Et oui, le logo de l'association Conserv-Action en pleine action. Un mâle du groupe nous a même offert un spectacle de parade mémorable. La plage de Red Frog porte bien son nom !

Une rencontre incroyable avec trois Dendrobates pumilio, en arrière-plan un mâle en parade

L'île de Bastimentos a l'allure d'un paradis tropical avec ses plages désertes aux eaux turquoises et au sable blanc.

Plage wizard, île Bastimentos, Bocas del Toro, Panama

Tout le monde semble y vivre au ralenti, sans doute le résultat de la consommation courante de drogues douces. Sous le soleil caribéen, les enfants jouent dans l'eau et leurs parents se prélassent dans les hamacs. 

Enfants du village de Old Bank sur l'île Bastimentos, Bocas del Toro, Panama

Ce paradis a pourtant sa face cachée qui nous a laissé perplexe, la pollution et les déchets. Autant dire que la gestion des déchets est inexistante, quelques mètres dans le village suffisent pour se retrouver entourés de montagnes d'immondices. Les plages de cocotiers se transforment en décharges à ciel ouvert, la mer se gorge de produits phytosanitaires, de peinture métallique et de plastique. 

La face cachée du paradis de l'île Bastimentos

Bastimentos, un paradis certes, mais à y regarder de plus près, le tableau s’assombrit.

 

De la mer Caraïbe à l’océan Pacifique

Laissant l'archipel de Bocas del Toro derrière nous, nous avons rejoint l'autre côté du pays. Au Panama, véritable langue de terre, une journée suffit pour passer de la mer Caraïbe à l'océan Pacifique. Nous nous avançons sur la route et après 8h de transport (3 lanchas et 3 bus), nous avons élu domicile pour une nuit sur l’île Boca Brava à quelques pas du parc national marin du golfe de Chiriqui.

Les transports locaux offrent toujours leur part d'aventure et la patience est de mise

Nous avons pu profiter rapidement de l’atmosphère paisible de l’île quasi-déserte. Ici, boas et singes hurleurs sont observés quotidiennement et les plages prennent l’allure de paysages bretons.

Plage de las piedras, île Boca Brava, Chiriqui, Panama

Si l’on est chanceux, on peut apercevoir au large, baleines et dauphins. Après une nuit réparatrice, nous avons repris la route pour Panama city, 9h de trajet.

Panama city, capitale du Panama

 

Un dernier projet de conservation…

C’est à quelques pas de la capitale, dans la petite ville de Gamboa, que nous allons rencontrer les responsables d’un projet de conservation d’une population très fortement menacée de singes araignée noirs. La zone d’étude se situe dans la province du Darien, connue pour son inaccessibilité et son incroyable diversité biologique et culturelle. Là-bas vivent des groupes indigènes aux pratiques ancestrales, bien loin du monde moderne. Ce sont 4h de véhicule motorisé puis 4h à cheval qui nous attendent pour rejoindre la station biologique où nous serons basés pour une semaine. Une aventure musclée pour terminer l’expédition en beauté !

 

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