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Une ?pop?e simiesque, tome II

Par : Julien Chapuis, le 01 Février 2014 à 13:02

Le singe qui sort de l’ombre

Le rideau se lève …

Depuis 1970 et une expédition de Porter et Young, deux scientifiques américains, aucun renseignement au sujet du singe araignée noir (Ateles fusciceps rufiventris) n’a quitté les frontières du Darién. Etait-il toujours présent dans la région ? Etait-il en danger ? Combien d’individus y vivaient ? Des questions qui demeuraient sans réponse. Pendant près de 40 ans, l’instabilité politique et les conditions extrêmes du Darién ont eu raison des biologistes les plus ardus. Le mystère du singe araignée noir restait entier, dissimulé dans les épaisses brumes du Darién.

Il fallut attendre 2006 pour qu’enfin l’on retrouve trace du primate. Alors qu’il s’aventure depuis de longues semaines dans le Darién sur les traces du jaguar, Ricardo Moreno, spécialiste des mammifères terrestres, observe à plusieurs reprises ce qu’il pense être des singes araignées noirs. A son retour, il s’empresse de faire part de sa découverte au primatologue Pedro Méndez-Carvajal, un ami de longue date.

Un deuxième pas est franchi en 2008 quand Guido Berguido, un autre ami de Pedro, crée la réserve naturelle de Chucantí, à l’ouest de la province du Darién. Convaincu que la zone abrite une exceptionnelle variété de primates dont l’atèle noir pourrait faire partie, il invite Pedro à se rendre sur place et à mener son investigation.

… Pedro entre en scène

La promesse d’une rencontre avec le primate était trop belle, Pedro part pour Chucantí. " Quand je suis venu ici pour la première fois, en 2008, je ne savais vraiment pas à quoi m’attendre. J’étais le premier scientifique à explorer la zone et les seules informations que je tenais provenaient des observations de Ricardo et de Guido ou d’histoires provenant des villages alentour. J’avais bon espoir mais j’étais très loin d’imaginer ce qui m’attendait. "

Car voilà, Chucantí se révèle être un endroit à part, capable de regrouper cinq espèces de singes sur quelques hectares et d’abriter une soixantaine d’atèles noirs. Des chiffres exceptionnels qu’il faut toutefois relativiser. " Les résultats obtenus ici, notamment en terme de densité de population, sont similaires à ceux retrouvés chez des groupes du même genre (Ateles) que je considère comme en bonne santé, c’est-à-dire viables. C’est très encourageant. Toutefois, il ne faut pas oublier que cette espèce est en danger critique d’extinction et que les résultats obtenus à Chucantí ne sont pas représentatives de la situation globale de l’espèce.  De même qu’ils ne font pas état des menaces qui pèsent sur cette forêt, sa faune et sa flore. Les braconniers sévissent dans le secteur et les panneaux « réserve naturelle » ne suffisent pas à les dissuader. La culture sur brûlis, l’exploitation forestière et l’expansion du pâturage morcellent chaque jour un peu plus le paysage autour de Chucantí et menace la connectivité avec d’autres patches forestiers. "

Les ravages de la déforestation aux abords de Chucantí.

Mieux connaître pour mieux protéger, c’est tout l’enjeu du travail mené depuis 5 ans par Pedro et la Fundaciόn Pro-Conservaciόn de los Primates Panameños (FCPP) avec la population de singes araignées noirs de Chucantí. Mieux connaître pour attirer l’attention du public et le sensibiliser, c’est ici que Conserv-Action entre en jeu.

A la poursuite des singes araignées noirs de Chucantí

Notre mission présente un impératif, l’image. Notre objectif est donc le suivant, ramener de ces 3 jours à Chucantí le maximum de photos et de vidéos, outils indispensables pour mettre un coup de projecteur sur la cause du singe araignée noir et l’investissement de Pedro.

Un premier face-à-face (21/10/13)

Premiers pas dans la forêt du Darién, premier projet de conservation de primates soutenu par l’association, première rencontre avec le singe araignée noir, dire que nous sommes impatients serait un euphémisme. Nos attentes sont immenses, le défi qui se dresse devant nous l’est tout autant. Il faut en être conscient, Pedro prend soin de nous le rappeler alors que nous franchissons la lisière de la forêt. " Observer ces singes est déjà difficile, les photographier, les filmer, c’est entrer dans une nouvelle dimension. D’autres avant vous s’y sont essayés mais n’y sont pas parvenus, n’obtenant que des images médiocres ou inutilisables. Humidité, faible luminosité, topographie, le terrain rend bien sûr les choses difficiles mais ce n’est rien comparé aux singes. Extrêmement mobiles, ils se déplacent avec une grande discrétion, toujours très haut dans la canopée, et adaptent leurs déplacements en fonction de la position des observateurs. Ils sont très intelligents, ce qui les rend difficile à suivre."

L'épais couvert végétal de Chucantí, un obstacle pour notre tournage.

Nous voilà prévenus et plus que jamais focalisés sur notre mission. Les sens en éveil, nous nous enfonçons un peu plus dans l’épaisse forêt de Chucantí. Des cris résonnent non loin de notre position. Immédiatement nous nous figeons, attentifs au moindre bruit qui pourrait percer le silence de la forêt encore endormie.

Une autre série de cris, cette fois pas de doute, " ces vocalisations sont caractéristiques, il s’agit de cris de contact émis par des singes araignée noirs. Ces cris rétablissent le contact entre les individus du groupe qui ont pu se disperser pour passer la nuit. Ils servent ainsi à maintenir la cohésion sociale au sein du groupe. " nous explique Pedro dans un murmure. Nous avançons, guidés par les vocalisations qui gagnent peu à peu en intensité. Nous ne sommes plus très loin. De part et d’autre du sentier, la végétation dévale les pentes abruptes du massif du Chucantí. De l’agitation dans les branches trahit la présence d’animaux en contrebas. Nous dévalons le talus à leur rencontre. L’épaisse frondaison ne laisse échapper que d’éphémères formes et mouvements qui disparaissent aussitôt à nos yeux. De sombres et filiformes silhouettes parviennent finalement à s’extraire de ce dédale végétal, balayant par la même occasion nos dernières incertitudes. Pas de doute, nous faisons face aux singes araignées noirs de Chucantí.

Nous venons de repérer le groupe de singes araignées noirs.

Un rien étourdis par cette rencontre inattendue, nous en oublions presque la mission qui est la nôtre. L’occasion est pourtant inespérée d’obtenir des images des atèles qui, intrigués par notre présence, s’approchent peu à peu. Je me mets aussitôt en quête d’un emplacement où positionner le trépied alors que Pedro se précipite en direction de la station pour récupérer son enregistreur audio et que Barbara m’informe sur la position des singes. " Une vue dégagée, une bonne luminosité, une pente réduite ", je ne cesse de me répéter ces mots dans l’espoir qu’ils se matérialisent devant mes yeux. Pedro se précipite dans notre direction, casque sur les oreilles, micro à bout de bras. Il le sait mieux que personne, les singes araignées noirs pourraient s’éloigner à tout instant. Il entame alors une série d’"appels" visant à imiter leurs cris de contact et à attirer leur attention. La tentative s’avère fructueuse. Ma recherche également, je localise enfin la zone adéquate pour effectuer mes prises de vue. J’ajuste le trépied, je mets l’appareil à niveau et le positionne en direction du groupe de singes, j’effectue mes réglages, je réalise la mise au point, je lance la vidéo et annonce mes réglages. Ca tourne ! La même routine se répète, machinalement, automatiquement, forgée par ces nombreux mois d’expédition.

En plein tournage.

Deux vidéos et puis s’en vont, les atèles entament leur descente le long du massif de Chucantí. Le temps de ranger le matériel et de reprendre mes esprits, je rejoins Barbara et Pedro alors en pleine discussion   " … Etape 1 : ils émergent de leur nuit. Etape 2 : ils vocalisent, se réunissent, interagissent et se mettent en mouvement. Etape 3 : ils partent en quête de nourriture. C’est précisément ce qu’ils sont en train de faire. Compte tenu de leur déplacement je crois même savoir où ils se rendent. De l’autre côté du massif, il y a un secteur qu’ils affectionnent particulièrement car il abrite de nombreux arbres fruitiers. "

C’était sous-estimé les singes araignées noirs et leur réputation d’êtres insaisissables. Malgré nos efforts, nous ne les reverrons pas de la journée.

L'absence des singes araignées noirs doit être considérée au même titre que leur présence. Déjections, fruits tombés au sol, Pedro prend en note le type de traces laissées par les primates sur leur passage ainsi que leur localisation.

La traque, suite … (22/10/13)

Changement de stratégie, changement de sentiers, rien n’y fait, la matinée se passe sans qu’aucun des primates ne daigne se montrer. L’espoir naïf de les observer à nouveau se dissipe peu à peu. Nous mettons à profit nos infructueuses recherches pour en apprendre d’avantage sur les travaux de Pedro. " Les vocalisations émises par les singes araignées noirs de Chucantí sont uniques en leur genre. Elles peuvent être répétées plus de 4h durant entrecoupées de brèves périodes de repos. Cette fréquence, considérant la nature de la zone, est indépendante de la présence de l’homme et ferait donc partie intégrante de la communication de cette population. Pour l’heure, rien de tel n’a été étudié ou observé chez une autre population du genre Ateles au Panama ou même en Amérique latine. Je suis très impatient à l’idée de pousser plus loin cette étude. " nous confie Pedro alors que la pluie s’invite dans la conversation et nous pousse à rejoindre la station.

Seize heures, je commence à peine à émerger d’une sieste qui s’est éternisée. Le temps s’éclaircit enfin, m’invitant à sortir de ma torpeur et à m’aventurer dehors. Je ne mesure que trop bien l’importance de réaliser des sons et des plans d’ambiance pour illustrer notre mission ici. Muni d’une motivation fracassante, je pars donc en forêt. De temps à autres au cours de l’expédition, j’ai pris plaisir à me confronter seul aux arcanes des forêts tropicales. Alors que mon regard se perd dans la végétation exubérante de Chucantí, je réalise que j’expérimente pour la dernière fois ce sentiment si particulier. Des bruits puis des mouvements viennent me sortir de mes songes. Un groupe de singes hurleurs se nourrit non loin de là. Ils occupent une zone de forêt qui, baignée de lumière, semble recouverte d’un voile mordoré. L’image est belle, je sors mon appareil. D’une longue série de cris rauques, le mâle dominant me signifie que je me trouve sur son territoire et qu’il serait bon que je le quitte prestement. Jamais encore nous n’avions pu filmer ce type de comportement vocal.

                Extrait vidéo des vocalisations du mâle singe hurleur (Alouatta palliata aequatorialis).

Pedro me rejoint et m’explique le souffle court : " Un groupe de singes araignées est passé juste au-dessus de moi alors que j’installais mes filets à chauve-souris pour la nuit. Je savais que tu étais en forêt et grâce aux hurlements des singes j’ai pu te trouver facilement. Est-ce que tu veux que l’on parte à leur recherche ?  " Pas une minute à perdre, ils sont peut-être déjà loin. Laissant les singes hurleurs à leurs occupations, nous nous hâtons en direction des filets à chauve-souris. Notre chance serait-elle en train de tourner ? A notre arrivée, les singes ont disparu. De longues minutes passent sans que nous puissions trouver trace de leur passage. Puis, comme souvent, c’est un bruit qui nous alerte. Nous scrutons méticuleusement la canopée. Nous repérons une silhouette noire qui se déplace habilement à travers le feuillage, puis une autre, plus petite. Il s’agit certainement d’une femelle et de son jeune.

Le même scénario se répète, inlassablement. Nous retrouvons la piste des deux primates, parvenons à prendre les devants, anticipons leur trajectoire dans la canopée, dirigeons la caméra en conséquence. En vain, ils parviennent toujours à se glisser hors du champ. Le jour décline et nos chances de les filmer par la même occasion. C’est notre une ultime tentative. Pedro préfère rester en retrait alors que je me positionne sur un talus faisant face à la zone forestière d’où les deux singes devraient surgir. Du bruit, des branches qui s’agitent, puis, plus rien. " Où sont-ils passés ? "

La végétation est dense dans cette partie de la forêt et la lumière peine à y trouver son chemin. A l’œil nu puis à l’aide de l’appareil, je tente désespérément de les localiser. Je crois discerner une masse noire dissimulée dans les branchages mais comment en être sûr dans cette obscurité. Une nouvelle silhouette fait son apparition et rejoint la précédente. J’essaie de filmer la scène alors que la nuit tombe et ne tardera pas à nous submerger. Partis sans lampes, nous devons nous hâter mais ne pouvons résister à l’idée de visionner le fruit de notre traque. Devant nos yeux ébahis, une mère rejoint sa progéniture pour passer la nuit.

… et fin ? (23/10/2013)

" Comme toutes les espèces du genre Ateles, les singes araignées noirs possèdent une organisation sociale de type fission-fusion où le groupe se sépare en différents sous-groupes selon le moment de la journée et l’activité considérée. La période nocturne correspond typiquement à une phase " fusion "où les individus se rassemblent et reforment le groupe pour passer la nuit. Ce phénomène a une portée aussi bien sociale qu’anti-prédatrice. Tout cela pour dire que nous avons tout intérêt à démarrer nos recherches à l’endroit même où nous avons laissé la femelle et son petit hier soir. " C’est en ces mots que Pedro nous présente notre ordre de mission pour cette dernière journée à Chucantí.

La prédiction du primatologue s’avère payante, quasi prophétique, alors qu’à quelques mètres de l’emplacement évoqué plus tôt, plusieurs singes araignées noirs se balancent de branche en branche. Cette fois-ci, ils sont en nombre et paraissent particulièrement agités. Notre présence les perturbe et ils ne tardent pas à s’éloigner. Pedro lance plusieurs "cris de contact " auxquels répondent aussitôt les atèles, intrigués. Je profite de cette occasion pour anticiper leur progression et me placer en conséquence. Cinq, peut-être six individus surgissent à une dizaine de mètres de moi, secouant des branches, vocalisant et sautant dans ma direction. Je suis pris au dépourvu. Dans ma précipitation, je gâche de précieuses secondes en réglages superflus et n’obtiens qu’une trop courte vidéo de cet étonnant spectacle.

La poursuite continue et Pedro nous explique pourquoi certains individus ont eu des comportements agressifs à mon égard. " Ce type de comportement territorial je l’ai déjà observé à Chucantí chez une femelle adulte. Elle a secoué des branches, sauté à plusieurs reprises en direction de l’observateur. Des attitudes qui sont révélatrices d’une confrontation passée avec des braconniers ou des chasseurs chez les espèces du genre Ateles. Je sais également de source sûre que le singe araignée noir est un mets très apprécié par la communauté d’Embera (un village à proximité de Chucantí) qui le consomme lors de ses festivités. Il est difficile de savoir combien de singes sont tués en ces occasions mais ces informations, comme les observations que nous venons de réaliser, doivent être prises très au sérieux. Le salut de cette espèce passera obligatoirement par la sensibilisation des communautés locales. C’est pourquoi je visite depuis plusieurs mois les villages environnants pour aborder le sujet des primates et notamment du singe araignée noir. Pour l’heure, l’accueil qui m’est réservé est extrêmement positif. Certaines communautés vont même jusqu’à agir contre les braconniers car elles considèrent désormais les singes comme partie intégrante de leur patrimoine. " Notre aventure à Chucantí aurait pu se clôturer sur ces propos emplis de promesses mais les singes araignées noirs nous réservaient une dernière surprise.

Comme un symbole

Est-ce que je veux parler de cette femelle portant son petit sur son dos et qui me fit l’honneur de s’arrêter pour quelques précieuses secondes dans le champ de ma caméra ? Ou de cette batterie qui, ne daignant fonctionner, me fit rater un superbe plan ? Ou encore de la buée qui s’installait sur mon objectif alors que je filmais des individus interagissant ensemble ? Non, rien de tout cela, pour comprendre ce à quoi je fais allusion, il faut faire ses adieux aux singes araignée noirs, il faut quitter Chucantí.

Nous y voici, après 3 jours d’une rare intensité, nous laissons Chucantí derrière nous, le sentiment du devoir pas tout à fait accompli. Plusieurs vidéos de qualité d’un côté, aucune photo de l’autre, le bilan est en demi-teinte. Une tâche nous reste cependant à accomplir, réaliser l’interview de Pedro et nous savons exactement où. Traverser un torrent, monter tout en haut d’une colline, tourner son regard vers le massif Chucantí, il ne reste plus qu’à apprécier la vue. Splendide ! Le décor est planté, le matériel installé, Barbara peut démarrer l’interview.

Interview de Pedro, décor et envers du décor.

" … J’utilise différentes techniques de suivi de populations sur le terrain, le transect, l’observation directe, la triangulation et, plus récemment, les pièges caméra. J’ai de grandes attentes concernant ces dispositifs qui vont faciliter et faire progresser mes recherches (nous vous en dirons bientôt plus au sujet des pièges caméra dans l’article Orion, une nouvelle constellation dans le ciel de la conservation) … Comportement, utilisation de l’habitat, vocalisations, structure et organisation sociale, je m’efforce de prendre en compte l’ensemble de ces paramètres car ils participent à une meilleure compréhension des espèces et donc à leur conservation … Mes travaux de recherche visent à minimiser le risque d’extinction des primates menacés du Panama. Je m’efforce d’agir … " Les gesticulations d’Arcadio (aide de camp) coupent Pedro dans son explication.

" Monos, monos ! " s’exclame le jeune homme le bras tendu vers le bas de la colline. Il ne s’est pas trompé, deux singes évoluent bel et bien dans les arbres en contrebas. " Des atèles noirs ! " Trépied sur l’épaule, je dévale la pente dans leur direction, Pedro m’emboîte le pas. Nous nous efforçons de les suivre mais les perdons rapidement de vue, forcés de contourner un ravin. Pedro propose de s’arrêter et de patienter que les atèles se manifestent. L’attente paraît interminable. Les secondes passent, semblables à des minutes, avant que l’un des individus ne finisse par faire son apparition. Il s’installe tranquillement sur une branche droit devant nous, rapidement rejoint par son congénère, tout aussi nonchalant. L’appareil photo est déjà prêt, je n’ai plus qu’à le diriger vers les deux singes et à enclencher le bouton REC. C’en est presque trop simple. Les singes s’épouillent, se toilettent, s’étirent, la vidéo tourne, je n’ai plus qu’à profiter de l’instant. " Des photos ", les mots surgissent dans mon esprit, le déclic est immédiat, il est crucial que j’obtienne des photographies de ces deux individus. Une prise de conscience salvatrice car les primates se mettent en mouvement. L’un d’entre eux, dans un dernier élan, nous offre ce cliché qui nous échappait jusqu’alors. En équilibre sur ses pattes arrières, le regard fixé dans notre direction, il demeure ainsi un bref instant avant de disparaître dans la végétation, tout un symbole. " Au revoir les singes araignées noirs de Chucantí et merci. "

Le singe araignée noir du Darién (Ateles fusciceps rufiventris).

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